Alors que certains rêvent du grand jour, d’autres réfléchissent à deux fois avant de s’engager dans ces grandes étapes de la vie. Jetons un coup d’œil aux chiffres sorties récemment en Corée pour mieux comprendre ce que pensent les Sud-Coréens sur ces questions cruciales.
Selon une enquête menée par l’Institut coréen de la santé et des affaires sociales, seulement environ la moitié des adultes sud-coréens se disent prêts à sauter le pas du mariage. Parmi les célibataires interrogés, un peu plus de la moitié – 51,7 % pour être précis – expriment leur intention de se marier à l’avenir. Pourtant, ce chiffre masque une tendance intéressante : les hommes sont plus enclins à l’idée de se marier que les femmes, avec 56,3 % contre 47,2 %, respectivement.
L’âge semble également jouer un rôle dans cette histoire. Les répondants dans la vingtaine et la trentaine sont plus enclins à envisager le mariage, avec un pic de 58,7 % chez les 30-34 ans. Mais une fois que la trentaine est passée, l’enthousiasme pour le mariage semble s’estomper quelque peu.
Quant à la parentalité, les résultats sont tout aussi révélateurs. Seuls 28,3 % des répondants se sentent prêts à avoir des enfants, et même parmi les couples mariés, seulement un peu moins de la moitié envisagent d’agrandir leur famille. De plus, une grande majorité des parents interrogés estiment qu’ils ont déjà assez d’enfants, avec 76,1 % déclarant qu’ils ne veulent pas en avoir plus.
Mais qu’est-ce qui motive ces décisions ? Eh bien, les finances semblent jouer un rôle crucial. Dans une société où les coûts de la vie et du logement sont élevés, de nombreux Sud-Coréens hésitent à s’engager dans le mariage et la parentalité. En effet, près de 94 % des répondants à l’enquête estiment que la baisse des taux de natalité est un problème social, citant souvent la difficulté à jongler entre travail et garde d’enfants comme principale cause.
Ces défis sont particulièrement ressentis par les femmes, qui supportent souvent le fardeau de la garde d’enfants. Selon le Korean Women’s Development Institute, même dans les ménages à double revenu, les mères passent en moyenne 11,69 heures par jour à s’occuper de leurs enfants, comparativement aux 4,71 heures des pères.
Cette répartition inégale des responsabilités parentales souligne le besoin d’un soutien accru pour les mères, que ce soit sur le lieu de travail ou à travers des services publics de qualité.


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