La Cour suprême de Corée du Sud a récemment confirmé la condamnation de trois étudiants accusés d’avoir organisé une manifestation illégale près de l’ambassade du Japon à Séoul. Lors de cette manifestation, les étudiants ont brûlé un drapeau controversé, symbole de l’impérialisme japonais, provoquant un tollé.
Les trois accusés ont été reconnus coupables d’avoir enfreint la loi sur l’Assemblée et la Manifestation, qui interdit les rassemblements non signalés à l’avance à la police. Malgré leur argument selon lequel leur action ne constituait pas une véritable manifestation, le tribunal a rejeté cette défense et leur a imposé une amende de 1 million de wons (environ 700 euros) chacun.
L’incident s’est déroulé le 1er juin 2021, lorsque les étudiants se sont rassemblés à Jongno-gu, près de l’ambassade du Japon, scandant des slogans dénonçant le gouvernement japonais pour ses revendications sur les îles Dokdo. Pendant la manifestation, ils ont mis le feu à un drapeau arboré par la Force d’autodéfense maritime japonaise, connu sous le nom de drapeau du soleil levant. Ce drapeau, composé d’un disque rouge sur fond blanc avec seize rayons rouges, est un symbole fortement controversé dans de nombreux pays asiatiques en raison de son association avec l’Empire japonais.
Les étudiants appartenaient à l’Union progressiste de l’Université coréenne, un groupe d’étudiants universitaires de gauche. Leur acte de brûler le drapeau était une protestation contre les crimes de guerre commis par le Japon pendant la Seconde Guerre mondiale et l’occupation coloniale de la Corée entre 1910 et 1945.
La question du drapeau du soleil levant est particulièrement sensible en Corée du Sud, où il est perçu comme un rappel douloureux de l’oppression japonaise et des atrocités commises durant la guerre, y compris l’esclavage sexuel imposé aux femmes coréennes.
L’article 109 de la loi pénale coréenne interdit la profanation des drapeaux ou emblèmes nationaux étrangers. Cependant, cette loi n’a pas été appliquée dans ce cas précis, car le drapeau brûlé n’est pas officiellement utilisé par le gouvernement japonais, mais par sa force maritime d’autodéfense.
Sources : (Yonhap et The Korea Herald)


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