Lors d’une consultation dans une clinique de Yeouido, le quartier financier de Séoul, une journaliste coréenne a découvert une pratique intrigante : l’ « injection d’ail ». Habituée à consommer de l’ail dans son alimentation, elle a été surprise d’apprendre que cette « injection » n’était en réalité qu’une perfusion intraveineuse de vitamines, avec une légère odeur d’ail.
Le traitement prescrit, un mélange de vitamines B, de vitamine C et de glutathion, était destiné à stimuler son énergie et réduire sa fatigue. Le médecin a expliqué que l’effet du traitement dépendrait de la charge de travail de la journaliste, pouvant durer de deux à trois jours pour les personnes très occupées, jusqu’à une semaine pour d’autres. Certains patients réguliers viennent même deux fois par semaine.
Après la consultation, elle a été escortée dans une salle de perfusion où des fauteuils inclinables confortables remplaçaient les lits d’hôpital habituels. L’atmosphère y était apaisante, avec de la musique de piano en fond sonore. Après avoir reçu la perfusion, elle a fait une sieste d’environ quarante minutes, se réveillant rajeunie sans savoir si c’était la perfusion ou la sieste qui avait fait effet. Le traitement coûtait 110 000 wons (80 dollars).
En Corée du Sud, où les soins médicaux sont accessibles et abordables, les cliniques offrent diverses thérapies intraveineuses sous des noms évocateurs tels que « Cendrillon » ou « jade blanc ». Ces traitements sont conçus pour lutter contre la fatigue, soigner la gueule de bois, renforcer l’immunité ou améliorer l’apparence de la peau.
Les cliniques pédiatriques proposent également des perfusions adaptées aux adolescents en période d’examen. Le « vaccin à l’ail », utilisé pour traiter la fatigue, est particulièrement prisé des travailleurs cherchant un regain d’énergie rapide.
Les paiements d’assurance pour ces thérapies ont considérablement augmenté ces dernières années, passant de 120 milliards de wons en 2018 à 414 milliards en 2023. Yoo Inha, une journaliste quadragénaire, recevait ces perfusions presque chaque mois lorsqu’elle couvrait la politique intérieure, les utilisant pour compenser le manque de sommeil et l’épuisement.
Lee Yena, une jeune femme de 26 ans, a également eu recours à ces perfusions à plusieurs reprises, notamment lors de la préparation de son diplôme universitaire, après avoir contracté le coronavirus, et plus récemment pour faire face à un projet professionnel épuisant.
Bien que cette pratique soit répandue, les experts en santé mettent en garde contre la recherche de solutions rapides pour le surmenage et le stress. Ils recommandent plutôt une alimentation équilibrée, la réduction des excès et une activité physique régulière pour lutter contre la fatigue.
Sources : Médias locaux Coréens


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