La Commission tripartite du salaire minimum en Corée, composée de représentants des entreprises, des syndicats et du grand public, a décidé de ne pas étendre l’application du salaire minimum aux travailleurs de la gig economy pour l’année à venir. Malgré les appels des syndicats, cette décision signifie que les chauffeurs de livraison, les chauffeurs de taxi, les créateurs de webtoon et d’autres travailleurs de plateforme resteront exclus de cette protection salariale.
La Commission, composée de 27 membres représentant à parts égales les trois secteurs, s’est réunie jeudi à Sejong pour discuter du salaire minimum horaire pour 2025. Après des heures de délibérations, le comité a conclu que l’application du salaire minimum ne serait pas étendue l’année prochaine aux travailleurs de plateforme. Ces travailleurs sont souvent rémunérés en fonction de leurs performances et des résultats de leurs ventes, ce qui les classe légalement comme des indépendants ou des travailleurs autonomes, plutôt que comme des employés.
« Étant donné qu’ils ne sont pas reconnus légalement comme des travailleurs mais plutôt comme des ‘indépendants’ et des ‘travailleurs autonomes’, il est préférable que cette question soit débattue plus en profondeur à l’Assemblée nationale ou au Conseil économique, social et du travail présidentiel« , a déclaré le comité.
Les syndicats, dont la Fédération des syndicats coréens et la Confédération coréenne des syndicats, les deux principales organisations syndicales du pays, plaident depuis longtemps pour l’inclusion des travailleurs de la gig economy dans le système national du salaire minimum.
Lors de la réunion, les représentants des travailleurs ont une fois de plus réclamé un salaire minimum pour ces types d’emploi spécifiques, soulignant que la proportion de ces travailleurs sur le marché du travail a augmenté de manière significative ces dernières années. Ils ont insisté sur le fait que des millions de personnes se voient refuser des protections légales fondamentales, y compris des salaires équitables, simplement parce qu’ils ne sont pas officiellement reconnus comme travailleurs en vertu de la Labor Standards Act.
En revanche, les représentants des entreprises ont soutenu que la décision d’appliquer le salaire minimum à ces travailleurs devrait être prise par le gouvernement et les tribunaux, et non par la commission. Selon eux, la commission n’a pas le pouvoir de statuer sur cette question.
Cette décision marque une étape importante dans le débat en cours sur la reconnaissance et la protection des travailleurs de la gig economy en Corée.
Sources : (Yonhap et The Korea Herald)


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