Reconnaissance posthume pour une soldate transgenre en Corée du Sud

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La mémoire de Byun Hee soo, une soldate transgenre décédée dans des circonstances tragiques en 2021, va enfin être honorée comme il se doit. Le ministère des Anciens Combattants a annoncé que Byun sera enterrée dans le cimetière national de Daejeon, suite à une décision récente d’un panel d’État qui a reconnu sa mort comme étant survenue dans l’exercice de ses fonctions.

En mars, le comité d’examen affilié au ministère de la Défense a statué que la mort de Byun Hee soo devait être reclassée comme une mort en service. Cette décision a annulé une classification antérieure et a ouvert la voie à son enterrement dans un cimetière national, une reconnaissance significative de son service.

« Après des procédures supplémentaires, telles qu’une vérification des antécédents, il a été conclu qu’il n’y avait aucune raison de disqualifier l’inhumation au cimetière national de Daejeon, » a déclaré un responsable du ministère.

Byun Hee soo avait subi une chirurgie de réassignation de sexe en 2019, deux ans après s’être engagée volontairement dans l’armée. Elle souhaitait continuer à servir en tant que femme soldat, mais l’armée l’a forcée à quitter ses fonctions en janvier 2020. Byun avait alors entamé des démarches judiciaires pour contester cette décision. Malheureusement, elle a été retrouvée morte chez elle en mars 2021, un décès qui a été considéré comme un suicide.

Initialement, en décembre 2022, l’armée avait classé sa mort comme « générale ». Toutefois, la Commission nationale des droits de l’homme est intervenue et a recommandé une réévaluation de cette classification au ministère de la Défense. Cette recommandation a finalement conduit à la décision de reclassification prise par le comité d’État plus tôt cette année.

L’inhumation de Byun Hee soo dans un cimetière national est plus qu’un geste symbolique ; c’est une reconnaissance de son service et de son sacrifice. Cela marque aussi une avancée dans la reconnaissance des droits des personnes transgenres en Corée du Sud, particulièrement dans des institutions aussi rigides que l’armée.

Sources : (Yonhap et The Korea Herald)

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