Les travailleurs des centres d’appels en Corée du Sud lancent un appel urgent au gouvernement pour qu’il prenne des mesures adéquates afin de gérer les plaintes hostiles des clients. Une enquête récente a révélé que la majorité des employés subissent un traitement déraisonnable et demandent des protections renforcées.
Lors d’une conférence de presse tenue à Séoul, la Confédération coréenne des syndicats a dévoilé les résultats de cette enquête menée auprès de 790 travailleurs des centres d’appels entre le 28 mai et le 3 juin. Les chiffres sont alarmants : 77,9 % des répondants ont déclaré avoir été victimes de violence verbale, 12,8 % ont rapporté des cas de harcèlement sexuel, et 60,1 % ont dû faire face à des plaintes répétées.
Concernant la gestion des plaintes agressives ou déraisonnables, une écrasante majorité de 91,2 % des répondants (721 personnes) ont affirmé qu’ils « enduraient par eux-mêmes » ces abus. D’autres stratégies incluaient des consultations avec des collègues (57,6 %, soit 456 personnes) et des demandes d’aide auprès de leurs supérieurs (32,5 %, soit 257 personnes). Seuls 31 travailleurs ont confronté directement les plaignants et seulement 16 ont pris des mesures juridiques telles que le dépôt de poursuites.
Le syndicat a exprimé sa frustration face à l’inefficacité de la loi mise en place en 2018, qui vise à protéger les travailleurs contre les abus verbaux en garantissant la possibilité de suspendre le travail, de prolonger les pauses, ainsi que de recevoir un traitement et une consultation appropriés. « Le fait que plus de 90 % des travailleurs disent qu’ils doivent ‘endurer’ ces abus montre clairement que la loi n’est pas appliquée, » a déclaré le syndicat.
Les représentants syndicaux demandent au gouvernement de mener une enquête approfondie pour vérifier si les lois en vigueur sont respectées sur le terrain et de mettre en place des mesures nécessaires pour protéger les travailleurs des centres d’appels contre ces abus.
Sources : (Yonhap et The Korea Herald)


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