Controverse en Corée du Sud : Les dépenses de l’ancienne Première Dame en Inde sous les projecteurs

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Une controverse refait surface en Corée du Sud concernant les accusations selon lesquelles l’ancienne première dame Kim Jung sook aurait dépensé une somme « excessive » d’argent des contribuables pour financer son voyage en Inde en 2018. Ces derniers jours, le parti au pouvoir a proposé une enquête spéciale sur cette affaire, relançant le débat.

Le représentant Yoon Sang hyun du Parti du pouvoir populaire a introduit un projet de loi visant à lancer une enquête sur les allégations selon lesquelles Kim Jung sook aurait utilisé abusivement sa position et des fonds publics pour effectuer un voyage personnel sous couvert d’une visite officielle. Selon Yoon, ce voyage pourrait être considéré comme une affaire de corruption, nécessitant une enquête approfondie par un avocat spécial.

En novembre 2018, Kim Jung sook avait visité l’Inde, et des documents révèlent qu’elle avait dépensé des millions de wons en services de restauration et en affrètement d’un jet privé présidentiel. Dix autres législateurs du parti au pouvoir ont coparrainé ce projet de loi, suscitant une vive polémique dans la sphère politique.

L’ancien président Moon Jae in a réagi, défendant son épouse sur Facebook. Il a expliqué que la visite en Inde avait été effectuée à la demande répétée du gouvernement indien et a critiqué les attaques des politiciens conservateurs contre Kim Jung sook. Moon a souligné que le bureau présidentiel n’a pas d’influence sur l’allocation budgétaire pour les voyages à l’étranger, suggérant que toute question concernant les dépenses devrait être adressée au ministère de la Culture, des Sports et du Tourisme.

Parallèlement, Youn Kun Young, un représentant du principal Parti démocratique de Corée de l’opposition, a annoncé mardi que Kim Jung-sook envisageait de poursuivre en diffamation les législateurs du parti au pouvoir ayant rédigé le projet de loi d’enquête spéciale. Youn, ancien secrétaire de Moon, a exprimé des inquiétudes quant aux motivations politiques derrière cette enquête.

Le débat sur cette affaire a révélé des points de vue divergents au sein de la sphère politique. Certains soutiennent l’enquête, tandis que d’autres critiquent le timing de cette initiative, la voyant comme une réponse à la pression de l’opposition pour une enquête similaire sur des allégations concernant la première dame actuelle, Kim Keon Hee.

Le maire conservateur de Daegu, Hong Joon pyo, a également demandé des explications à Moon et à son épouse sur ces allégations. Des documents récemment publiés par le représentant Park Soo young montrent que le gouvernement indien avait initialement invité le ministre de la Culture de l’époque, Do Jong hwan, avant de modifier l’itinéraire pour inclure le voyage de Kim Jung sook. Un autre document révèle que 230 millions de wons ont été dépensés pour les services de Korean Air Lines, dont 62,92 millions de wons uniquement pour la restauration aérienne.

Cette affaire continue de diviser l’opinion publique en Corée du Sud, soulevant des questions sur l’utilisation des fonds publics et la transparence des voyages officiels.

Sources : (Yonhap et The Korea Herald)

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