Inquiétudes croissantes des Sud-Coréens nés des années 60 : 1 sur 3 prévoit de mourir seul

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Un récent sondage révèle une inquiétude croissante parmi les Sud-Coréens nés dans les années 1960 : un sur trois pense qu’il mourra seul, sans le soutien de ses enfants. Cette enquête, menée par la fondation Care for All, reflète un changement significatif dans la dynamique familiale et les attentes en matière de soutien aux parents vieillissants.

Du 8 au 15 mai, 980 Sud-Coréens âgés de 55 à 64 ans ont été interrogés sur leurs perceptions et réalités concernant les soins à long terme. Les résultats montrent que 30,2 % des répondants s’attendent à faire face à une mort solitaire. Cette préoccupation est particulièrement prononcée parmi les groupes à faible revenu, ceux gagnant moins de 2 millions de wons par mois (environ 1 400 €).

Près de 89 % des personnes interrogées estiment qu’elles doivent être autonomes en vieillissant, plutôt que de compter sur leurs enfants. Ce changement d’attitude marque une rupture avec les générations précédentes, où il était couramment admis que les enfants prendraient soin de leurs parents âgés.

L’enquête a également révélé que beaucoup de répondants soutiennent financièrement leurs parents et leurs enfants. Près de 30 % vivent avec leurs parents âgés ou beaux-parents, principalement pour les aider à gérer des problèmes de santé chroniques. Parmi eux, 44 % fournissent une allocation mensuelle moyenne de 730 000 wons à leurs parents ou beaux-parents. De plus, environ 4 % des répondants subventionnent toujours leurs enfants avec une allocation moyenne de 880 000 wons par mois.

En matière de préparation à la retraite, seulement 62 % des répondants ont déclaré avoir pris des mesures, comptant principalement sur le programme de retraite géré par l’État pour subvenir à leurs besoins futurs.

Kim Yong Ik, président de la fondation Care for All, a appelé le gouvernement à adapter ses politiques de soins pour mieux répondre aux besoins des personnes âgées, en particulier celles nées dans les années 1960. « Les Sud-Coréens nés dans les années 1960 ont une attitude différente en ce qui concerne le ‘dolbom’ (soins) comparée aux générations précédentes, en raison de différences culturelles et économiques. La politique de soins du gouvernement pour les personnes âgées devrait être ajustée pour mieux répondre aux caractéristiques et aux besoins uniques de cette génération« , a déclaré Kim dans un communiqué de presse.

Sources : (Yonhap et The Korea Herald)

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