La récente mort d’un stagiaire militaire lors d’un exercice d’entraînement a mis en lumière une violation préoccupante de la réglementation militaire, a déclaré un responsable de l’armée aux médias locaux. Lors d’une réunion avec des journalistes, ce responsable, qui a souhaité rester anonyme, a confirmé qu’une situation non conforme à la réglementation militaire s’était produite pendant l’exercice. Cependant, il a refusé de fournir des détails supplémentaires, soulignant que l’enquête est toujours en cours, menée conjointement par la police et l’armée.
Le soldat stagiaire est décédé dans un hôpital civil, deux jours après s’être effondré au cours d’un exercice dans une unité à Inje, dans la province de Gangwon. L’incident s’est produit jeudi vers 17h20. Le défunt participait à un exercice disciplinaire, non prévu dans le programme d’entraînement régulier, qui a été ordonné par le commandant de l’unité. Au total, six soldats ont pris part à cet exercice, qui consistait à courir autour du terrain tout en portant leur équipement complet.
Le Centre pour les droits de l’homme militaires de Corée, une organisation non gouvernementale, a appelé à une enquête approfondie sur l’incident. L’organisation affirme que l’exercice a été mené sans tenir compte de l’état physique du soldat décédé. Selon un informateur anonyme, les six soldats ont été punis parce qu’ils faisaient du bruit la nuit. Le responsable militaire sur place aurait été conscient de l’état du soldat, mais l’aurait ignoré en le qualifiant de simple malaise.
Interrogé sur ces allégations, le responsable de l’armée n’a ni confirmé ni nié les faits, affirmant seulement que l’armée et la police allaient examiner les événements au travers de l’enquête en cours. Cet incident a déclenché une vague de critiques sur la manière dont l’armée traite ses soldats, qui sont pour la plupart des jeunes hommes effectuant leur service militaire obligatoire de 18 mois.
Quelques jours avant cet incident, un autre soldat stagiaire est mort mardi lors d’une explosion de grenade au cours d’une séance d’entraînement dans la 32e division d’infanterie de l’armée. Ces incidents soulèvent des questions sérieuses sur la sécurité et les conditions de formation dans l’armée sud-coréenne.
Le chef de l’opposition mineure Rebuilding Korea Party, Cho Kuk, a exprimé son indignation sur sa page Facebook, déclarant qu’il est nécessaire de mettre en place un système pour protéger les droits de l’homme des soldats conscrits et indemniser ceux dont les droits ont été violés. La mort tragique de ces jeunes soldats rappelle l’importance cruciale de la sécurité et du respect des réglementations dans les programmes d’entraînement militaire.
Sources : (Yonhap et The Korea Herald)


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