Accusation recommandée contre un politicien Sud-Coréen pour détention illégale d’étrangers

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La police sud-coréenne a récemment recommandé l’inculpation d’un politicien local accusé de détention illégale de personnes qu’il soupçonnait de violations de l’immigration, sans aucune preuve tangible. Ce politicien, qui avait échoué à sa candidature lors des élections législatives d’avril, fait également face à des accusations de violence envers ses victimes lors des arrestations illégales qu’il a menées en février et mars de cette année.

Neuf de ses complices sont également impliqués dans ces crimes, selon l’Agence de police métropolitaine de Daegu, qui a transmis leurs dossiers au procureur. Le politicien en question est à la tête d’un groupe d’extrême droite nommé Jagukmin Boho Yeondae, ou « Solidarité pour la Protection de nos Citoyens », qui prétend capturer les immigrants illégaux en Corée du Sud pour les remettre aux services d’immigration.

Cependant, l’enquête a révélé que le groupe procédait à des détentions multiples basées uniquement sur leurs propres soupçons. Les images de surveillance montrent que ces arrestations illégales incluaient souvent l’usage de la force. Le politicien a même diffusé sur sa chaîne YouTube une vidéo montrant le groupe appréhendant une personne qu’ils soupçonnaient d’être un immigrant illégal simplement parce qu’elle conduisait une moto sans plaque d’immatriculation.

Selon la loi sud-coréenne, même les citoyens ordinaires peuvent détenir un suspect pris en flagrant délit, à condition que le crime en question soit passible d’au moins trois ans de prison. Toutefois, ne pas avoir de plaque d’immatriculation est passible d’une amende administrative, ce qui ne justifie pas une telle détention même si la personne était en situation irrégulière.

La loi stipule également que tout suspect appréhendé par un citoyen doit être remis à la police dès que possible. Pourtant, la vidéo YouTube montre le groupe se battant avec un policier qui tentait d’empêcher l’arrestation illégale. Au total, 14 personnes ont été illégalement arrêtées par le groupe, dont certaines étaient en situation régulière en Corée du Sud. Les autorités n’ont pas précisé combien d’entre elles étaient effectivement en infraction avec les règles d’immigration.

Les suspects ont maintenu lors de l’enquête que leurs actions constituaient des « arrestations légales de suspects pris en flagrant délit ». Cependant, ces activités ont suscité de vives critiques de la part de divers groupes locaux. Le mois dernier, le groupe civique People’s Solidarity for Participatory Democracy a organisé une manifestation appelant à l’arrestation du politicien et de son groupe pour leurs actions illégales.

Sources : (Yonhap et The Korea Herald)

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