Le gouvernement sud-coréen a récemment revu son plan concernant les licences conditionnelles pour les conducteurs âgés, après avoir rencontré une forte réaction du public. Initialement conçu pour cibler spécifiquement les « conducteurs âgés », le plan a été reformulé pour se concentrer sur les « conducteurs à haut risque » afin de mieux respecter le droit humain à la mobilité.
La semaine dernière, le ministère du Territoire, des Infrastructures et des Transports, ainsi que l’agence nationale de police coréenne, ont annoncé qu’ils étudiaient une nouvelle mesure qui restreindrait l’accès aux autoroutes et la conduite de nuit pour les conducteurs de 65 ans et plus, en fonction de leurs capacités de conduite. Une étude pertinente sera menée cette année pour déterminer la faisabilité de ce système l’année prochaine.
Cette annonce a provoqué une vive réaction, en particulier parmi les personnes âgées concernées, qui ont dénoncé ce plan comme discriminatoire. Ils ont souligné que limiter leur capacité à conduire en raison de leur âge constituait une stigmatisation injuste.
En réponse, le ministère a clarifié que les permis conditionnels seraient désormais destinés aux « conducteurs à haut risque », indépendamment de leur âge. Cette nouvelle approche vise à cibler les conducteurs dont les capacités cognitives et physiques diminuent, afin de garantir un environnement de circulation plus sûr. Les autorités ont insisté sur le fait que l’objectif n’était pas de restreindre la mobilité, mais de la sécuriser.
La Corée du Sud, dont la population vieillit rapidement, voit augmenter le nombre de conducteurs âgés de 65 ans et plus, ainsi que les accidents de la route impliquant ces conducteurs.
Selon les données de l’agence nationale de police coréenne, en 2022, les accidents de la route impliquant des conducteurs âgés ont atteint 34 652, le chiffre le plus élevé depuis que les statistiques ont commencé à être compilées en 2005. Cela représente 17,6 % de tous les accidents de la circulation, contre 15,7 % l’année précédente.
Actuellement, il y a 4,74 millions de conducteurs seniors en Corée du Sud, un nombre qui devrait grimper à 7,25 millions d’ici 2030 et à 13,16 millions d’ici 2040. Le ministère a déclaré qu’il tiendrait compte de l’opinion publique avant de finaliser les détails de ce plan de permis conditionnels pour les « conducteurs à haut risque ».
Sources : (Yonhap et The Korea Herald)


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