Dans un rapport alarmant, on annonce que la population en âge de travailler en Corée du Sud devrait chuter d’un quart au cours des deux prochaines décennies. Cette tendance inquiétante pose de sombres défis pour l’économie sud-coréenne, déjà confrontée à un taux de natalité historiquement bas.
Selon le rapport du Korean Peninsula Population Institute for Future, un groupe de réflexion basé à Séoul, la population active, définie comme les personnes âgées de 15 à 64 ans, devrait diminuer à environ 27,17 millions d’ici 2044, contre 36,57 millions en 2023.
Cette baisse est principalement due à la diminution des naissances et à l’augmentation de l’espérance de vie. En 2023, le taux de natalité de la Corée du Sud est tombé à 0,72, tandis que l’espérance de vie atteignait 83,6 ans.
Les projections du rapport montrent également une baisse significative du nombre d’admissions à l’école primaire et du nombre de jeunes enrôlés dans le service militaire obligatoire. Parallèlement, le nombre de personnes âgées dépendantes devrait augmenter, avec une prévision que près de la moitié de la population aura 50 ans ou plus d’ici 2031.
La situation est si préoccupante que certaines régions sont considérées comme « enclines à l’extinction« , avec un nombre croissant de personnes âgées dépassant celui des femmes en âge de procréer.
Pour aggraver les choses, la population totale devrait également diminuer, passant en dessous de la barre des 40 millions d’ici 2065, contre 51,71 millions en 2023. De plus, le rapport prédit que la mortalité dépassera largement la fécondité d’ici 2060, entraînant une diminution significative de la population.
Face à cette crise démographique imminente, le rapport appelle à des mesures immédiates, notamment la mise en œuvre de politiques d’immigration pour attirer et intégrer la main-d’œuvre étrangère. Les experts soulignent l’importance d’embrasser les étrangers en tant que membres de la communauté et proposent diverses initiatives, telles que l’embauche d’aides ménagères étrangères et la formation de travailleurs qualifiés.
En fin de compte, la crise démographique en Corée du Sud nécessite une action concertée et rapide. Comme l’a souligné Lee In sill, président du KPPIF, « une fois que nous manquerons le « temps d’or », il faudrait beaucoup de temps et cela coûterait beaucoup pour ramener notre société à la normale« .
Sources : Yonhap, The Korea Herald


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