Dans de nombreuses cultures, le premier anniversaire d’un enfant est un moment marquant, mais en Corée du Sud, cela revêt une signification toute particulière. La tradition de célébrer ce premier anniversaire, appelé « dol » en coréen, est souvent accompagnée d’un rituel bien spécifique : offrir au bébé des bijoux en or, principalement des bagues en or.
L’origine de cette coutume remonte au début du XXe siècle, lorsque des immigrants chinois en Corée ont introduit la pratique d’offrir des bagues ou des bracelets en or et en argent aux enfants pour leur premier anniversaire. Ces bagues en or, souvent d’une taille standard contenant 1 « don » (environ 3,75 grammes) d’or 24 carats, symbolisent à la fois la prospérité et servent de filet de sécurité financière pour le bébé en cas d’urgence.
Cependant, avec les prix de l’or atteignant des sommets, cette tradition est devenue de plus en plus coûteuse pour les familles sud-coréennes. Au cours du dernier mois, les prix de l’or ont atteint des niveaux record, oscillant entre environ 2 250 $ et 2 400 $ l’once, en raison des préoccupations concernant l’inflation et les tensions géopolitiques au Moyen-Orient.
Cette flambée des prix a incité de nombreux parents à envisager de vendre les précieuses bagues en or offertes lors des fêtes « dol » pour obtenir un peu d’argent supplémentaire. Les transactions se font souvent sur des plateformes de marché d’occasion en ligne, permettant aux familles d’éviter les frais élevés des magasins d’or et des banques locales.
Malgré les défis économiques, la tradition des bagues en or reste ancrée dans la culture sud-coréenne. Certains parents optent désormais pour des bagues plus fines, d’un demi-don ou moins, comme alternative plus abordable. Cependant, pour beaucoup, la symbolique de cette tradition reste importante, même face aux pressions financières croissantes.
Alors que les analystes prévoient une hausse continue des prix de l’or, les familles sud-coréennes pourraient être confrontées à des décisions difficiles quant à la perpétuation de cette tradition. Mais pour de nombreux parents comme Kim, l’importance culturelle de la tradition l’emporte sur les réalités économiques.
Sources : Yonhap, Getty Images et The Korea Herald


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