En tant que fan dévouée de la K-pop, Lee Eunsoo, 25 ans, investit son temps et son argent dans l’achat d’albums, le streaming de musique et l’achat de marchandises de ses groupes préférés. Mais même avec son amour pour la K-pop, elle émet des doutes sur la durabilité de cette industrie, pointant du doigt les demandes financières excessives imposées par les agences. « Les fans doivent constamment dépenser de l’argent pour montrer leur soutien, et les agences savent comment en tirer profit« , explique-t-elle.
L’industrie de la K-pop a connu un succès mondial indéniable, mais elle repose largement sur un nombre restreint de fans passionnés. Cette dépendance aux fans a soulevé des préoccupations quant à la viabilité à long terme de l’industrie.
Une des principales critiques concerne les dépenses excessives des fans. Par exemple, le marché des albums K-pop est surchargé, avec des achats répétés encouragés par des stratégies telles que l’inclusion de cartes photo aléatoires incitant les fans à acheter plusieurs exemplaires du même album. Cette surconsommation a été illustrée de manière frappante par la découverte de piles d’albums jetés dans les rues de Tokyo.
En outre, l’industrie de la K-pop est souvent critiquée pour son exploitation des fans et des artistes. Des plateformes telles que « Weverse » et « Bubble » ont été accusées de favoriser une intimité excessive entre les fans et les stars, tandis que certains fans ont franchi la frontière en s’immisçant dans la vie privée des célébrités.
Les experts notent que cette dépendance excessive aux fans a des répercussions négatives sur l’industrie, notamment une diminution de la crédibilité de la K-pop et une pression excessive sur les artistes.
Face à ces défis, certains experts plaident en faveur de modèles d’affaires plus diversifiés pour l’industrie de la K-pop. Ils soutiennent que les agences doivent cesser d’exploiter les fans et envisager des approches plus variées, telles que l’engagement des fans, l’attrait du grand public et les performances en direct.
En fin de compte, la crise de la K-pop réside dans son modèle économique. Pour que l’industrie soit durable, les agences doivent repenser leur relation avec les fans et traiter ces derniers comme plus qu’un simple moyen de profit. C’est seulement ainsi que la K-pop pourra évoluer vers une croissance qualitative plutôt que quantitative.
Sources : Yonhap et The Korea Herald


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