Lim Hyun taek, le chef de l’Association médicale coréenne (KMA), a déclenché une nouvelle controverse lors d’une conférence de presse vendredi dernier, où il a critiqué vivement les écoles de médecine étrangères, alimentant ainsi le débat sur la légitimité des praticiens formés à l’étranger.
S’exprimant au siège de la KMA à Yonsan-gu, Séoul, Lim a fait des commentaires controversés sur les écoles de médecine situées dans des pays comme la Hongrie et l’Ouzbékistan. Il a suggéré que les étudiants fréquentant ces écoles étaient souvent des personnes aisées avec des capacités intellectuelles limitées. Ces remarques ont suscité un débat sur la qualification des médecins formés à l’étranger pour pratiquer en Corée du Sud.
La réaction à ces commentaires a été mitigée. Alors que certains membres de la KMA ont tenté d’atténuer les déclarations de Lim, expliquant qu’elles étaient destinées à critiquer le système d’éducation coréen, d’autres ont exprimé leur désaccord avec la politique gouvernementale visant à accroître le nombre de places dans les écoles de médecine locales.
Le gouvernement a récemment proposé de modifier la loi sur les services médicaux pour permettre aux médecins formés à l’étranger de pratiquer en Corée du Sud. Cette proposition a rencontré une forte opposition de la part de la communauté médicale, qui craint un afflux de praticiens de pays ayant des normes médicales différentes.
Lim a également suscité l’indignation en publiant sur Facebook une photo d’un article de presse datant de 2008 sur une université médicale en Somalie, suggérant que les médecins formés dans des pays sous-développés pourraient bientôt exercer en Corée du Sud. Cette publication a été largement critiquée comme raciste, ce qui a contraint Lim à présenter des excuses lors de la conférence de presse.
La situation a mis en évidence les tensions croissantes entre les autorités sud-coréennes et les professionnels de la santé, alors que le pays fait face à une grave pénurie de personnel médical. Bien que certains médecins aient pris un congé pour protester contre les politiques gouvernementales, les services de santé publique n’ont pas été gravement perturbés jusqu’à présent.
Sources : Yonhap et The Korea Herald


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