La liberté de la presse en Corée du Sud chute au classement mondial

Published by

on

Selon le classement annuel de la liberté de la presse dévoilé par Reporters sans frontières, la Corée du Sud a chuté de manière significative, passant de la 47e place à la 62e place. Cette baisse fait suite à une évaluation où le pays obtient 64,87 points sur 100, le classant parmi les pays confrontés à des problèmes de liberté de la presse.

L’analyse de Reporters sans frontières se base sur le niveau de liberté dont bénéficient les professionnels des médias dans 180 pays et territoires. La Corée du Sud se retrouve ainsi aux côtés de l’Italie, des États-Unis et du Japon dans cette catégorie de pays à problèmes.

Le rapport met en lumière le harcèlement en ligne auquel sont confrontés les journalistes sud-coréens, une pratique contre laquelle ils sont souvent peu protégés. Environ 30 % des journalistes ayant participé à une enquête de la Fondation coréenne de la presse en 2023 ont déclaré avoir été victimes de harcèlement lié à leur profession, principalement sous forme d’appels téléphoniques, de SMS, d’e-mails et de commentaires malveillants sur Internet. Plus de 40 % des journalistes harcelés ont indiqué ne pas avoir reçu un soutien adéquat de leurs employeurs, soulignant ainsi le besoin d’une assistance juridique.

Parallèlement, la Corée du Nord se classe au 177e rang, se positionnant parmi les pays les plus répressifs en matière de liberté de la presse, aux côtés de l’Érythrée, la Syrie et l’Afghanistan. Le rapport mentionne les arrestations, déportations, détentions dans des camps de travaux forcés et meurtres de journalistes par le régime nord-coréen, soulignant ainsi la sévérité des représailles pour ceux qui s’écartent du discours officiel du parti.

Dans ce classement, la Norvège conserve la première place, suivie du Danemark, de la Suède, des Pays-Bas, de la Finlande, de l’Estonie et du Portugal. La France se classe 21eme sur 180 pays analysés.

Laisser un commentaire