Une nouvelle étape est sur le point d’être franchie dans l’urbanisme de Séoul alors que les réglementations de « haute altitude », en place depuis plus de 50 ans, s’apprêtent à être assouplies pour la première fois. Cette annonce, faite par le gouvernement métropolitain de Séoul la semaine dernière, marque un tournant dans la politique urbaine de la ville.
Les réglementations de haute altitude, faisant partie intégrante du plan de gestion urbaine de Séoul, fixent des limites de hauteur maximale pour les bâtiments afin de préserver l’esthétique urbaine et d’éviter la surpopulation architecturale. Initialement instaurées en 1972 pour protéger les abords du sentier de la muraille de Séoul à Jongno-gu, ces réglementations se sont étendues depuis à huit régions de la ville, incluant les zones près de Namsan et de Bukhansan, ainsi que les environs de grandes installations telles que Gyeongbokgung.
Selon les nouvelles règles, les nouveaux bâtiments dans les quartiers autour de Namsan pourront maintenant atteindre jusqu’à 16 mètres de hauteur, contre 12 mètres auparavant. Des ajustements similaires seront appliqués à Gugi-dong et Pyeongchang-dong à Jongno-gu, ainsi qu’à Seochon, où les nouvelles constructions pourront s’élever jusqu’à 24 mètres, contre 20 mètres précédemment.
De plus, les zones adjacentes à Bukhansan et à Namsan seront désormais soumises à des directives de gestion du paysage urbain, permettant la construction de nouveaux bâtiments allant jusqu’à 40 à 45 mètres de hauteur, sous réserve qu’ils respectent l’environnement visuel environnant.
Cependant, les réglementations autour de l’Assemblée nationale à Yeouido restent sujettes à des discussions avec les autorités compétentes en raison de préoccupations de sécurité. Le gouvernement métropolitain de Séoul envisage de finaliser ces discussions d’ici la fin du mois de mai et de publier les règlements définitifs sur les hauteurs d’ici juin.
Ce changement intervient après des mois de délibération et de consultation avec les résidents et les parties prenantes concernées. Il est le résultat d’une volonté de réévaluer les politiques urbanistiques existantes afin d’accélérer le développement de Séoul tout en améliorant les conditions de vie dans les quartiers vieillissants, comme l’a souligné Cho Namjun, directeur général du bureau d’urbanisme du gouvernement métropolitain de Séoul.
Sources : Yonhap et The Korea Herald


Laisser un commentaire