Réforme de la politique d’immigration en Corée du Sud

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Une coalition de huit groupes civiques et syndicats sud-coréens a récemment lancé un appel fervent au gouvernement Yoon Suk Yeol pour mettre fin à ce qu’ils qualifient de répression accrue à l’encontre des ressortissants étrangers vivant illégalement dans le pays. Cette coalition a organisé une conférence de presse devant le bureau présidentiel de Yongsan-gu, à Séoul, pour exprimer son opposition à ces mesures qu’ils jugent contraires aux droits de l’homme.

Les récentes actions conjointes des ministères de la Justice, du Travail et de la Terre, de l’Agence nationale de police et de la Garde côtière coréenne ont ciblé les résidents étrangers non enregistrés, notamment ceux soupçonnés d’être impliqués dans des activités illégales telles que le trafic de drogue, le travail non autorisé dans des établissements de divertissement et l’entrée illégale dans le pays.

Les groupes ont vivement critiqué ces mesures, les qualifiant d’anti-droits de l’homme et craignant qu’elles ne créent une atmosphère de peur parmi les immigrants non enregistrés, ne justifient leur oppression en les traitant comme des criminels et n’entraînent de nombreuses violations des droits de l’homme.

Ils ont souligné plusieurs incidents qui se sont produits au cours des deux dernières années, mettant en lumière des violations des droits de l’homme, notamment des perquisitions dans des lieux de culte, la détention d’enfants mineurs dans des centres de détention de l’immigration et des cas de violence policière à l’encontre de migrants.

Les groupes ont appelé le ministère de la Justice à rétracter immédiatement ces mesures répressives et à proposer un plan visant à accorder des droits de séjour aux immigrants non enregistrés, tout en exhortant les agences gouvernementales concernées à respecter les droits fondamentaux des étrangers.

En réponse, le ministère de la Justice a déclaré qu’il mènerait une répression intensive contre les crimes commis par des ressortissants étrangers menaçant la sécurité nationale et les moyens de subsistance des citoyens. Cependant, il a également promis de respecter les procédures et de protéger les droits de l’homme des étrangers pendant cette période de répression.

Sources : Yonhap et The Korea Herald

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