Une récente étude du National Pension Service (NPS) révèle une disparité marquée entre les prestations de pension des hommes et des femmes en Corée du Sud. En novembre 2023, les femmes bénéficiaires de la pension nationale percevaient en moyenne 390 845 wons (266 €) par mois, contre 756 898 wons (516 €) pour leurs homologues masculins.
Cette différence significative s’explique en grande partie par le fait que les femmes passent moins de temps inscrites au régime de retraite que les hommes. Les interruptions de carrière liées à des facteurs tels que la maternité et la garde d’enfants jouent un rôle majeur dans cette disparité. Les prestations de retraite sont directement proportionnelles à la durée d’inscription au régime, ce qui signifie que ceux qui ont travaillé plus longtemps reçoivent des paiements plus élevés après leur retraite.
La réglementation exige que tous les Sud-Coréens âgés de 18 à 60 ans avec un revenu soient inscrits à la pension nationale, de même que les ressortissants étrangers séjournant dans le pays pendant au moins six mois.
Les chiffres du NPS révèlent qu’en novembre dernier, 2,09 millions de femmes bénéficiaient de la pension nationale, soit une augmentation significative par rapport aux 30 000 en 1999. Cela est en partie dû à l’augmentation du taux d’emploi des femmes, qui a dépassé les 60 % pour la première fois en 2022.
Cependant, malgré cette augmentation, le nombre de bénéficiaires féminines reste nettement inférieur à celui de leurs homologues masculins, qui s’élevait à 2,36 millions en novembre dernier. Cet écart devrait diminuer progressivement, car les femmes représentent désormais 45,7 % de tous les abonnés actuels au programme de pension nationale.
Une analyse du Korean Institute for Health and Social Affairs montre que la tendance à l’inscription des femmes dépasse celle des hommes jusqu’à la vingtaine, mais commence à changer dans la trentaine. Les interruptions de carrière dues à la maternité et à la garde d’enfants sont des facteurs majeurs dans cette tendance.
Pour remédier à ces inégalités, le gouvernement doit mettre en œuvre des politiques visant à garantir que les interruptions de carrière des femmes n’affectent pas leurs prestations de pension. Cela pourrait inclure l’élargissement des prestations de crédit pour les femmes, qui permettent d’ajouter des mois d’inscription pour les périodes où elles ne peuvent pas cotiser à la pension nationale.
Par exemple, une femme ayant deux enfants pourrait bénéficier de 12 mois supplémentaires à sa période d’inscription, tandis qu’une mère de cinq enfants ou plus pourrait obtenir jusqu’à 50 mois de crédit pour l’accouchement.
Ces mesures visent à assurer une équité de traitement dans les prestations de pension, reconnaissant le rôle crucial que jouent les femmes dans la société sud-coréenne et garantissant leur sécurité financière à long terme.
Sources : Yonhap et The Korea Herald


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