Une enquête révèle la consommation des drogues en Corée du Sud

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Une étude récente menée par le ministère de la Sécurité alimentaire et des médicaments en Corée du Sud a dévoilé des données sur l’usage des drogues dans le pays. Sur les 3 000 adultes et 2 000 adolescents interrogés, il a été constaté que 3,1 % des adultes et 2,6 % des adolescents avaient consommé des drogues illégales au moins une fois.

L’enquête a porté sur la sensibilisation aux drogues chez les résidents locaux, définissant les drogues illégales selon la Loi sur la lutte contre les stupéfiants. Cela inclut des substances telles que la marijuana, le LSD, la méthamphétamine, la cocaïne, l’héroïne et les opioïdes non prescrits.

Des résultats intéressants ont également émergé concernant la perception des drogues en Corée du Sud. Environ 11,5 % des adultes et 16,1 % des adolescents ont déclaré croire que leurs connaissances avaient utilisé des médicaments psychotropes, qui sont légaux avec une prescription médicale mais illégaux s’ils sont utilisés sans. De plus, une grande majorité des répondants ne considéraient pas la Corée du Sud comme un « pays sans drogue ».

Une découverte frappante de l’enquête est que la plupart des répondants pensent qu’il est relativement facile d’obtenir des drogues illégales. Près de 90 % des adultes et 84 % des adolescents estiment qu’ils pourraient se procurer de la drogue sans avoir à quitter le pays, que ce soit par le biais des médias sociaux ou de leurs relations.

Bien que de nombreux répondants aient admis la facilité d’accès aux drogues, une partie significative n’était pas pleinement consciente des dangers associés à leur consommation. Seulement environ 63,5 % des adultes et 67,6 % des adolescents interrogés connaissaient les risques liés à l’abus de drogues, tandis qu’une proportion encore plus faible était consciente des divers problèmes pouvant découler de leur usage.

Une autre facette de cette enquête a révélé une préoccupation concernant l’utilisation du terme « mayak » (drogue en coréen) pour décrire des produits alimentaires. Cette pratique, bien qu’anodine dans son intention promotionnelle, a suscité des inquiétudes quant à son effet sur la perception des médicaments.

Près de la moitié des adultes et des adolescents interrogés ont exprimé leur souci selon lequel cette utilisation pourrait rendre les médicaments plus familiers et, par conséquent, moins perçus comme dangereux.

Sources : Yonhap et The Korea Herald

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