Pendant des années, les deux Corées ont maintenu une communication régulière grâce à des lignes d’assistance transfrontalières, permettant des appels quotidiens matin et soir. Cependant, cette connexion vitale s’est brisée il y a un an, lorsque le Nord a cessé de répondre aux appels du Sud à partir du 7 avril 2023.
Cette interruption est intervenue juste après que Séoul ait demandé à Pyongyang de cesser son utilisation non autorisée du complexe industriel conjoint de Kaesong, désormais fermé. Depuis lors, le ministère sud-coréen de l’unification, chargé des affaires intercoréennes, a dû faire des annonces publiques par le biais des médias pour tenter de communiquer avec le Nord.
Face à cette impasse, l’armée sud-coréenne s’est tournée vers le commandement de l’ONU, dirigé par les États-Unis, qui maintient une ligne avec le Nord et supervise les activités dans la zone démilitarisée, afin d’envoyer des messages.
Séoul a plaidé pour le rétablissement des lignes afin de prévenir les affrontements militaires accidentels et pour répondre aux besoins humanitaires, tels que les opérations de sauvetage en mer et les secours en cas de catastrophe naturelle.
Historiquement, le Nord a déjà coupé et rétabli les lignes d’assistance avec le Sud, mais cette fois-ci, les espoirs de restauration sont minces. Le leader nord-coréen a récemment qualifié les liens intercoréens de relations entre « deux États hostiles« , évoquant même la possibilité de désigner la Corée du Sud comme « ennemi principal invariable » dans la constitution.
Les analystes soulignent que cette déclaration pourrait compliquer la restauration des canaux de communication, rendant la situation actuelle bien plus difficile à résoudre que par le passé.
Sources : Yonhap et The Korea Herald


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