Dans une récente annonce, l’agence de police provinciale de Gyeonggi Bukbu a révélé avoir découvert un réseau de cybercriminalité opérant un site Web de jeu illégal, impliquant même l’emploi de mineurs pour attirer leurs pairs dans ce cercle vicieux.
Le coup de filet a mené à l’arrestation de 35 suspects, dont un meneur dans la quarantaine, soupçonnés d’avoir exploité des sites Web de jeux d’argent illégaux pendant une période de cinq ans, de décembre 2018 à mars de cette année. Parmi eux, 10 ont été appréhendés lors de l’opération.
Selon les autorités, ce réseau criminel avait ses tentacules étendus jusqu’à Dubaï et Bali, exploitant des sites Web de jeux d’argent dans des zones où la coopération internationale est faible et le blanchiment d’argent est facilité. Ils disposaient également d’une structure organisationnelle en Corée du Sud pour la publicité, le recrutement de membres et la gestion financière.
L’enquête a révélé que les profits du groupe provenaient principalement de la diffusion illégale d’événements sportifs et de paris sur les résultats des matchs. Plus troublant encore, les suspects auraient recruté des mineurs, principalement des collégiens, pour les utiliser comme appâts et attirer d’autres jeunes sur leurs sites Web. En échange, ces mineurs étaient promis une part des bénéfices issus des nouveaux utilisateurs qu’ils attiraient.
Les salons de discussion sur l’application de messagerie Telegram ont été utilisés comme plateforme de publicité pour ces sites de jeu illégaux. Dans certains cas, trois mineurs auraient réussi à attirer jusqu’à 500 utilisateurs chacun, générant des profits allant jusqu’à 2 millions de wons par personne.
Parmi les suspects, 25 n’ont pas encore été appréhendés, dont 12 sont des mineurs, soulignant la prévalence inquiétante de l’implication des jeunes dans ce réseau. Actuellement, la police cherche à saisir les 8,3 milliards de wons de bénéfices accumulés jusqu’à présent pour empêcher leur transfert ou leur utilisation avant que les suspects ne soient traduits en justice.
En outre, neuf autres suspects basés à l’étranger font l’objet de recherches en collaboration avec Interpol, soulignant la portée internationale de cette affaire.
Sources : Getty Images et The Korea Herald


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