Le débat sur le mariage consanguin en Corée du Sud s’intensifie alors que le gouvernement envisage d’assouplir les lois relatives aux mariages intrafamiliaux. Actuellement, la loi coréenne interdit les mariages entre parents jusqu’au huitième degré de parenté, ce qui inclut les cousins jusqu’au troisième degré. Cependant, suite à une décision de la Cour constitutionnelle selon laquelle l’annulation rétroactive des mariages consanguins est anticonstitutionnelle, le ministère de la Justice envisage de réduire la portée de cette interdiction.
Cette décision a suscité une opposition immédiate de la part des traditionalistes, en particulier des partisans des croyances confucéennes coréennes, qui considèrent cette mesure comme une « destruction de la famille« . Les institutions confucéennes coréennes ont exprimé leur désaccord avec cette considération et ont demandé au ministère de la Justice de mettre fin à ses recherches.
La Cour constitutionnelle a rendu cette décision après qu’un homme ait cherché à annuler son mariage en raison de ses liens de sang avec sa femme. Bien que la loi interdisant le mariage entre parents jusqu’au huitième degré ait été jugée constitutionnelle, l’annulation rétroactive des mariages consanguins a été jugée inconstitutionnelle.
D’un point de vue génétique, il est noté que les risques de maladies génétiques ne sont pas significativement plus élevés dans les mariages consanguins jusqu’au cinquième degré de parenté par rapport aux mariages non consanguins. En comparaison avec d’autres pays, la Corée du Sud est particulièrement restrictive en matière de mariages consanguins.
Cette discussion sur le mariage consanguin en Corée du Sud reflète à la fois des considérations sociales et génétiques, ainsi que des comparaisons internationales. Alors que le débat se poursuit, il sera intéressant de voir comment le gouvernement et la société coréenne équilibrent les traditions culturelles avec les considérations modernes de santé et de législation matrimoniale.


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