Dans l’ombre des prochaines élections, une question se profile : le rôle des ressortissants coréens d’outre-mer. L’annonce récente de la création de l’Agence coréenne d’outre-mer a suscité des espoirs quant à une participation plus significative aux élections de cette année. Cependant, les experts restent sceptiques.
Selon Lee Jean-young, directeur du Inha Center for International Studies, l’engouement pour ces élections est nettement inférieur à celui de la présidentielle de 2022. Les préoccupations persistent quant à l’efficacité du système de vote pour les électeurs coréens à l’étranger, et les chiffres parlent d’eux-mêmes.
Avec seulement 7,6 % des 1,97 million d’électeurs coréens à l’étranger s’étant inscrits ou exprimant l’intention de voter, la participation semble en déclin. Ce chiffre représente une diminution de 8,2 % par rapport aux élections législatives de 2020.
L’obstacle majeur reste l’accessibilité aux bureaux de vote, limitée aux consulats ou à quelques endroits désignés, ce qui complique le processus pour de nombreux électeurs basés à l’étranger. Des appels urgents ont été lancés en faveur d’une réforme de la loi pour inclure le vote par correspondance ou par courrier électronique.
Shim Sang-man, président de l’Assemblée mondiale des associations coréennes, souligne la nécessité pressante de rendre le processus plus pratique.
« Pour certains électeurs, cela peut prendre une journée entière pour se rendre à un bureau de vote. Nous devons moderniser la loi pour permettre le vote à distance, » insiste-t-il.
Un autre défi émerge du manque de candidats représentant les ressortissants coréens d’outre-mer. Les principaux partis politiques n’ont pas encore annoncé de candidats pour les représenter.
À l’heure actuelle, il est clair qu’un système électoral solide est nécessaire pour donner du pouvoir à ceux qui pourraient être les porte-voix de ces communautés dispersées à travers le monde.
Source : The Korea Herald


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