Le conflit entre le gouvernement coréen et les médecins continu

Published by

on

Le gouvernement sud-coréen a adopté une position ferme face aux protestations des médecins concernant son projet d’augmenter le quota d’inscription dans les écoles de médecine. Malgré les menaces de suspension massive des licences médicales pour les médecins stagiaires en grève, le gouvernement refuse de céder.

Le deuxième vice-ministre de la Santé, Park Min Soo, a averti les médecins stagiaires en grève que des mesures « irréversibles » seraient prises contre eux, y compris la suspension de leur licence médicale pour au moins trois mois. Il a souligné que cette suspension retarderait leur formation en tant que spécialistes certifiés d’au moins un an.

Le gouvernement s’appuie sur l’article 59 de la loi sur les services médicaux pour ordonner aux établissements et au personnel médical de reprendre les services médicaux afin d’éviter des difficultés importantes dans la prestation des soins aux patients.

Le non-respect de ces ordres pourrait entraîner des sanctions, notamment une suspension d’exercice de la médecine pouvant aller jusqu’à un an et une amende pouvant atteindre 30 millions de wons (20 800 euros). De plus, les médecins risquent des sanctions pénales, selon les récentes modifications de la loi sur le service médical.

En outre, le ministère de la Santé dispose du pouvoir de révoquer les licences médicales des médecins en grève après trois suspensions, sans même recourir au système judiciaire.

Pour récupérer leur licence médicale après révocation, les médecins doivent suivre des cours et démontrer des signes de remords, mais seulement une minorité parvient à récupérer leur autorisation.

Les autorités ont déjà engagé des poursuites judiciaires contre environ 7 000 médecins stagiaires qui refusent de retourner au travail, en suspendant leur licence pour au moins trois mois. Des enquêtes sont en cours dans 50 hôpitaux pour déterminer le nombre exact de médecins absents, et ceux-ci seront informés avant la suspension.

En réponse à cette situation, l’Association coréenne des facultés de médecine a contacté la Fédération internationale des associations d’étudiants en médecine pour résoudre le problème. Cependant, le gouvernement reste inflexible quant à l’augmentation des quotas médicaux, ce qui a conduit à des tensions croissantes entre les autorités et les médecins en grève.

Malgré les appels internationaux de soutien aux médecins coréens en grève, le gouvernement a continué à défendre sa position, suscitant des critiques quant à son respect des droits démocratiques et de la liberté d’expression.

Laisser un commentaire