Ça chauffe sur la toile sud-coréenne après qu’une vidéo satirique du président Yoon Suk Yeol ait fait le tour des réseaux sociaux la semaine dernière. La police a confirmé l’ouverture d’une enquête sur cette vidéo montée, qui présente le président se dénigrant dans un discours fictif.
L’enquête, annoncée lors d’une conférence de presse par Cho Ji Ho, chef de la station de police métropolitaine de Séoul, vise à identifier la personne derrière le téléchargement de la vidéo virale. Le parti au pouvoir, le People Power Party, a également déposé une plainte pour « diffamation au moyen de fausses informations ».
Cependant, Cho a tenu à calmer les esprits, soulignant que l’enquête restera dans les limites légales, malgré les spéculations selon lesquelles des accusations de violation de la loi électorale pourraient être portées. Des rumeurs circulent sur une possible infraction à la loi électorale, avec des élections générales prévues pour le 10 avril.
La vidéo en question, a créé la controverse en montrant Yoon admettant avoir « imposé des lois qui harcèlent notre nation » et « ruiné le pays ». Contrairement aux premiers rapports suggérant l’utilisation de deepfake, il s’est avéré que la vidéo était une version éditée d’un discours réel de Yoon lors de sa campagne présidentielle en 2022.
La Commission coréenne des normes de communication a rapidement supprimé la vidéo suite à la demande de la police, soulignant le risque de tromper le public en faisant croire que Yoon avait fait de telles déclarations.
L’enquête suscite des inquiétudes quant à la liberté d’expression, mais la police assure que son objectif est de garantir la légalité tout en évitant des sanctions arbitraires.
Source : The Korea Herald


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