Suspension de permis pour les médecins stagiaires en grève en Corée du Sud

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Le ministère de la Santé en Corée du Sud a annoncé lundi avoir émis des préavis de suspension de permis à environ 5 000 médecins stagiaires qui avaient défié l’ordre de reprendre le travail en signe de protestation contre un projet visant à augmenter le nombre d’étudiants en médecine.

Le vice-ministre de la Santé, Jun Byung Wang, a informé les journalistes que les notifications avaient été envoyées à 4 944 jeunes médecins la semaine dernière. Suite à la réception de ces avis, les médecins sont tenus de faire part de leurs commentaires sur les mesures punitives d’ici le 25 mars.

Le gouvernement, affirmant son engagement à engager des poursuites judiciaires contre les jeunes médecins perturbant le retour de leurs collègues, ouvrira une ligne d’assistance téléphonique mardi pour protéger les médecins souhaitant revenir, a précisé Jun.

Vendredi dernier, environ 11 994 médecins stagiaires dans 100 hôpitaux universitaires avaient quitté leurs postes, représentant environ 93 % de l’ensemble des jeunes médecins, selon le ministère.

Le ministre de la Santé, Cho Kyoo Hong, a exprimé la possibilité de mesures indulgentes si les médecins stagiaires retournaient au travail avant la fin des procédures administratives de suspension de leur licence.

En raison de la grève, les hôpitaux locaux ont été confrontés à des annulations et des retards dans les interventions chirurgicales et les traitements médicaux d’urgence. En réponse, le gouvernement a commencé à déployer 158 médecins militaires et de santé publique dans les hôpitaux locaux pour une période de quatre semaines.

Le ministère de la Santé a également autorisé la participation accrue des infirmières dans certaines fonctions médicales, notamment la RCR, pour compenser la pénurie de personnel médical.

Face à la crise, le gouvernement s’efforce d’augmenter le nombre de médecins pour résoudre les pénuries dans les zones rurales et les domaines médicaux essentiels, tout en tenant compte du vieillissement de la population.

Cependant, les médecins en grève soutiennent que l’augmentation des quotas nuira à la qualité de l’enseignement médical et entraînera une hausse des coûts médicaux pour les patients. Ils réclament des mesures prioritaires pour remédier aux salaires insuffisants des spécialistes et renforcer la protection juridique contre les poursuites excessives pour faute professionnelle médicale.

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