Vote controversé sur l’enquête concernant la première dame, creuse les fissures au sein du parti démocrate

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Les coulisses de la politique coréenne viennent d’être secouées par un vote crucial à l’Assemblée nationale, révélant des tensions au sein du Parti démocrate de Corée. Le projet de loi visant à déclencher une enquête sur les allégations entourant la première dame, Kim Keon Hee, a été au cœur de la scène jeudi soir, et les résultats du vote n’ont fait qu’accentuer la division déjà palpable.

Explication : l’Assemblée nationale en effervescence, les esprits s’échauffant et les jeux politiques à leur comble. Le projet de loi, qui avait été renvoyé pour un nouveau vote après un veto présidentiel, a été rejeté avec 171 votes pour, 109 contre et un vote invalidé. Pour être adopté, il aurait fallu atteindre au moins 188 votes. Mais pourquoi cette fracture au sein du parti majoritaire ?

Les observateurs pointent vers une fissure plus profonde entre les législateurs alignés sur le chef du Parti démocrate, le représentant Lee Jae Myung, et ceux qui ne le sont pas. Un dilemme interne évident, exacerbé par des récentes nominations pour les élections générales d’avril.

Les législateurs pro-Moon Jae In, ancien président du Parti démocrate, ont essuyé des pertes lors des nominations, créant une rupture tangible. Sul Hoon, représentant pro-Moon ayant quitté le parti pour protester contre les résultats des primaires, a déclaré que le parti « éliminait les alliés de Moon ». Les tensions ne sont pas seulement politiques, mais aussi personnelles.

Même parmi les dirigeants du Parti démocrate, des désaccords émergent sur le processus de sélection des candidats pour les prochaines élections. La représentante Ko Min Jung démissionne du conseil suprême du parti, et le représentant Hong Ihk Pyo, chef du parti, n’est pas d’accord avec l’exclusion de certains législateurs pro-Moon.

Au milieu de ce tumulte, le chef du parti, le représentant Yun Jae Ok, préfère rester discret sur les conflits internes et considère le rejet du projet de loi comme une fin au débat.

Sources : Yonhap et The Korea Times

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