Les couloirs des hôpitaux coréens sont en ébullition alors que la date limite du gouvernement pour le retour au travail des médecins en grève vient de passer. Malgré les avertissements et les mesures strictes, la plupart des résidents ont choisi de rester en congé, entraînant une action musclée de la part de la police.
La police est allée dans les bureaux de l’Association médicale coréenne à Séoul et dans la province de Gangwon, mettant ainsi de l’huile sur le feu de la crise en cours. Les médecins, affiliés à l’association, sont accusés de violer les lois médicales concernant leur absence prolongée.
Les perquisitions ont même atteint les foyers des médecins visés par le ministère de la Santé, qui les a accusés de diverses infractions, allant de l’entrave à la justice à l’incitation aux démissions massives des médecins stagiaires. Ces derniers avaient démissionné pour protester contre l’augmentation prévue du quota annuel d’inscription aux facultés de médecine.
Cependant, malgré les avertissements gouvernementaux et les menaces de suspension de permis médicaux, seulement 294 des 9 076 médecins protestataires ont repris le travail jusqu’à mercredi. On peut ressentir une fermeté dans la position des médecins, peu enclins à céder face à la pression.
Park Dan, chef de l’association coréenne des résidents, a déclaré qu’il n’y avait « pas eu de grand changement dans le mouvement » des résidents.
Pendant ce temps, le ministère de la Santé a pris des mesures officielles, publiant une directive de retour au travail concernant 13 médecins stagiaires associés à 12 hôpitaux généraux. Un dernier avertissement avant des mesures punitives potentielles.
Les couloirs des hôpitaux restent tendus, et la résistance des médecins persiste.
Sources : Yonhap et The Korea Times


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