La Corée du Sud face à un débat délicat sur la mort assistée : Le combat d’un patient pour la dignité finale

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Lee Myung-shik, 63 ans, témoigne de la douleur constante due à une myélite aiguë, cherchant une sortie digne à sa souffrance. Cependant, les lois sud-coréennes criminalisant le suicide assisté créent des obstacles, faisant de son combat un symbole du débat en cours.

Le Témoignage de Lee Myung-shik

Lee, paralysé et confronté à une douleur persistante, se bat pour une mort assistée en Suisse. Actuellement, il est confronté à l’obstacle de ne pouvoir s’y rendre seul sans que son accompagnateur ne soit puni par la loi coréenne.

La Contestation Juridique 

En décembre, Lee a décidé de contester la constitutionnalité des lois locales limitant le droit de mourir avec dignité. 

En janvier, la Cour constitutionnelle sud-coréenne a jugé sa requête légitime, amorçant ainsi une première évaluation de la légalité de l’entrave au choix volontaire de mettre fin à sa vie.

Le Contexte Sud-Coréen 

Alors que la Corée du Sud criminalise la mort assistée, des statistiques révèlent que 204 Sud-Coréens ont rejoint des cliniques en Suisse en 2023 pour obtenir une assistance médicale à mourir. 

Jusqu’à présent, au moins 10 Coréens ont fait le dernier voyage en Suisse pour mourir dans de telles cliniques, selon un rapport du journal local Seoul Shinmun. 

Les débats sur cette question émergent, mais la position du pays sur les choix de fin de vie reste inchangée depuis 2018.

L’Enjeu du Choix de Fin de Vie

L’opinion publique en Corée du Sud montre un soutien significatif à la mort assistée, avec 82 % des sondés exprimant leur appui.  

La principale raison de leur soutien était le droit à l’autodétermination à 25 %, 

Le deuxième facteur est la croyance en un droit de mourir avec dignité à 23 %.

Et le troisième facteur, choisi par 20 % des répondants, était l’inquiétude concernant la « douleur et le fardeau infligés à la famille ».

Cependant, les groupes religieux et médicaux s’opposent à la légalisation, soulignant les préoccupations éthiques et le risque de pressions économiques sur les choix des patients.

Le Témoignage de Kim Young-In

Kim Young-in, un homme qui vit avec un syndrome de douleur régionale complexe depuis 2013, a rejoint le programme Dignitas en 2020. Il déclare :

Le Débat Global 

Le débat sur la mort assistée est mondial (il y a eu plusieurs débats en France, ces dernières années), avec des pays comme la Suisse, les Pays-Bas et le Canada ayant déjà légalisé ces pratiques. 

Le cas de Lee Myung-shik soulève des questions cruciales sur la dignité humaine et le droit de choisir une fin de vie paisible. 

Alors que la Corée du Sud se penche sur cette délicate question, le débat ne fait que commencer, avec des implications profondes sur la vie, la mort et la dignité.

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